- Decameron Libero
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
Catherine Benedetti voit le temps se figer doucement, et s’éloigner la vie…
Et pendant ce temps-là…
La ligne d’horizon immobile est figée,
Les montagnes au loin dessinent l’arabesque
Dont la courbe sensuelle au contour irisé
A le charme discret des étoiles mauresques
Le reflet bleu azur des flots qui les caressent
Evaporé s‘estompe comme pour s’effacer
Les couleurs sont parées de teintes d’allégresse
Et pourtant tout à coup le temps semble figé
Dans le calme pesant l’on entend les oiseaux
Ceux-là même qui hier avaient perdu leur voix,
Le murmure des branches aux vents immémoriaux
Comme un chuchotement qui glisse sur la soie
Plus personne ne rit, le silence est bien lourd
Tout a cessé soudain, la vie a disparu
On aperçoit parfois lors d’un furtif détour
Des fantômes qui errent, hagards au coin des rues
Et ce silence froid fait écho au vacarme
Intérieur de nos vies et les questions affluent
Hier encore nous riions, aujourd’hui que de larmes
Comme il était si près ce bonheur entrevu
Nous avons oublié enfin de nous entendre
Courant éperdument après tout et sans fin
Et cherchons à savoir, sans ne plus rien comprendre
Regrettant déjà hier qui glisse sous nos mains
Serions-nous donc mortels ! Ah l’étrange destin
De l’être qui avance en ayant oublié
Que la vie est combat et qu’elle a une fin
Homme que l’on rappelle à son humilité.
Alors on se souvient de ceux que l’on aimait
Ce qui est simple et vrai et qui compte vraiment,
Et l’on se remémore les mots de nos ainés
Le courage, la grâce, la force des soignants
La main que l’on serrait est souvenir d’antan,
Le petit café-crème a goût de nostalgie,
Bien loin sont les baisers qu’on donnait en riant,
Et pendant ce temps-là, passent, passent nos vies….
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